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Les performances des placements à l’essai

Posté le : 29/06/2015

« Chaque année, le classement des performances sur les 10 ou 15 dernières années est contre-intuitif, déclare Guy Marty, directeur général de l'IEIF. Nous sommes en effet prisonniers du moment présent, et cette étude remet en perspective les tendances ».

Selon une approche de la performance par le TRI, deux actifs sont nettement en tête du palmarès des performances quelle que soit la période : les foncières cotées et les logements à Paris.

La performance des foncières cotées a été fortement dynamisée par la création du statut SIIC en 2002, mais également par le développement d'une gestion dynamique, notamment chez les plus grandes d'entre elles (rotation accélérée des patrimoines, opérations de croissance capitalistiques, gestion fine de l’endettement). Quant au logement à Paris, la très forte valorisation des actifs résidentiels dans la capitale, observée au cours de la décennie 2000, constitue une des principales explications de cette performance.

Comparativement, le placement en actions a connu un niveau de performance très inégal selon les périodes : faible sur courte et moyenne période, voire très faible sur 15 ans, les actions ressortent comme l'actif le plus performant sur 30 et 40 ans. Sur 10 et 15 ans, les performances des actions ont été fortement affectées par les crises boursières de 2001 (crise des « dot.com ») et de 2007-2008 (crise financière).

Les bureaux et les SCPI, aux performances voisines, viennent ensuite dans le palmarès. Les bureaux voient leur classement s'améliorer dans les périodes les plus récentes en raison de la mise en place progressive, par un nombre croissant d'investisseurs institutionnels, de politiques d'acquisitions, d'arbitrages et de gestion beaucoup plus dynamiques qu'auparavant. Néanmoins, les 5 dernières années ont été impactées négativement par le ralentissement économique et ses conséquences sur les marchés locatifs. Les SCPI, quant à elles, ont souffert dans les années 90 des conséquences de la grande crise immobilière. Mais ce placement a retrouvé un attrait croissant auprès des particuliers, grâce à la mise en place d'une gestion plus active des patrimoines depuis une quinzaine d'années. Ils sont suivis par l'assurance vie (fonds en euros) et les obligations. Les actifs agricoles (forêts, vignobles) connaissent des performances faibles, meilleures pour les vignobles que pour les forêts qui sont proches de celles du Livret A.

L'or enfin a des performances très irrégulières selon les périodes. Sur longue période néanmoins, il reste peu attractif. Relevons enfin que tous les placements affichent une performance supérieure à l'inflation sur toutes les périodes, à l'exception des SICAV monétaires et des forêts sur 5 ans.

 

L'immobilier présente un profil de risque intermédiaire.

En termes de profil de risque, mesuré ici par la volatilité des performances annuelles moyennes, plusieurs « familles » se distinguent :

Les foncières cotées et les actions présentent une volatilité élevée ;

Les placements monétaires et l'assurance-vie présentent une volatilité très faible ;

Les actifs agricoles et les obligations présentent une volatilité proche, légèrement supérieure à celle des placements monétaires ;

Les actifs immobiliers « physiques » (logement, bureaux) présentent une volatilité légèrement supérieure à celle des obligations, mais très nettement inférieure à celle des actifs boursiers ;

Enfin, deux classes d'actifs se distinguent pour des raisons différentes :

Les SCPI présentent généralement un niveau de volatilité très limité, inférieur à celui des actifs immobiliers « physiques » et souvent proche de celui des obligations (à l'exception de la période 1994-2014 où la volatilité a légèrement augmenté) ;

L'or affiche une volatilité très élevée, mais variable selon les périodes.